Reactif

24 mai 2006

Le français Zacarias Moussaoui


Avez-vous remarqué comme l'on nous enchante régulièrement les oreilles avec le français Zacarias Moussaoui ? Ou bien, si l'on veut faire peuple, branchouille, cool et jeune, ou tout simplement si l'expression est un peu longue à écrire lorsque l'on manque de temps pour finir son papier, alors on se contentera du simple et bon enfant français Moussaoui.

Ah, qu'est-ce qu'on en est fiers, de notre français Zacarias Moussaoui ! Beaucoup plus que de Hugo, Goldman ou Platini, qui n'auront pas souvent le droit de voir le qualificatif de français accolé à leur nom.

Faites l'expérience par vous-même ! Recherchez dans Google l'expression "le français Victor Hugo", que vous prendrez soin de mettre entre guillemets. Résultat ? Trois réponses ! Trois malheureuses pages contiennent cette expression. Fort heureusement, "le français Michel Platini" est plus heureux, avec soixante occurrences. Quant à notre pauvre "français Jean-Jacques Goldman", malgré son immense talent, il doit se contenter de huit misérables petite pages.

Vous l'aurez deviné, le roi des français, le champion de la francitude, le plus franchouillard de tous les français, c'est lui, c'est notre "français Zacarias Moussaoui", avec 14 300 réponses données par Google. Qui eu pu deviner que sous sa barbe malicieuse, à l'insu de tous les médisants, se dissimulent un saucisson et un litre de Père Julien ? Zacarias, reviens-nous vite ! La France a besoin de toi !

Monsieur Coué lui-même n'eut pas rêvé pareille illustration de sa méthode !

23 mai 2006

Lettre ouverte à l'ambassadeur d'Algérie à Paris suite aux insultes de M. BOUTEFLIKA


Je me permet de reproduire ici in extenso, afin d'en aider la diffusion, le texte magistral rédigé par Le Souricier et publié à l'origine par France-Echos.

Excellence,

J'apprends par voie de presse que votre président, l'ancien terroriste fellagha Abdelaziz BOUTEFLIKA, s'est permis, une fois de plus, de salir ma patrie, le souvenir de ses soldats et de mes compatriotes d'Algérie ; et de réclamer une fois de plus des "excuses" pour le "mal" que nous aurions fait en Algérie.

Ce n'est plus supportable.

Et ce n'est pas parce que la majorité de notre classe politique est composée de lâches, incapables de répondre à ce genre d'impudences, qu'une grande partie du peuple français n'en éprouve pas moins de la colère et du dégoût après la répétition de ces provocations répugnantes.

Tout d'abord, il n'est pas besoin d'avoir une formation d'historien, comme moi, pour savoir que l'Algérie en tant que telle, n'existait pas à l'arrivée des Français en 1830, et que la bande côtière qu'on pourrait rétroactivement dénommer ainsi, mais que les Européens appelaient alors Barbarie (à juste raison, nous y reviendrons), n'avait ni la forme ni les proportions de ce qui est aujourd'hui votre nation, et dont vous devez l'héritage à la France.

Par ailleurs, il ne s'agissait aucunement d'un pays libre mais d'un protectorat turc, englobé dans le vaste empire ottoman déliquescent et archaïque.

Et dans ce bloc, l'Algérois était sans doute la partie la moins civilisée, et surtout le repaire de pillards et d'esclavagistes connus sous le nom de barbaresques, qui ont écumé la Méditerranée et la côte sud de l'Europe durant des siècles, faisant des millions de victimes en razzias et rapts de toutes sortes.

Toutes ces précisions historiques liminaires, non pour flétrir vos "pères" (je ne suis pas, contrairement à votre tyran, un maniaque de l'exigence de "repentance"...), mais pour dire quel degré de mauvaise foi il faut avoir pour fustiger la colonisation d'une nation qui n'existait pas et dont les exactions passées sont sans commune mesure avec les crimes prétendus de la France à son égard !

Il y a certes eu une guerre de conquête, menée par un pays civilisé pour faire cesser la piraterie et le trafic d'esclaves pratiqués depuis ce nid de bandits qu'était Alger.

Quant on fait la guerre à l'Europe depuis le VIIème siècle, il ne faut pas s'étonner, et encore moins avoir le culot de se plaindre, qu'un jour une nation européenne vienne porter le conflit en son coeur.

D'autres conquérants auraient tué ses habitants, pillé ce territoire et l'aurait forcé à la conversion, comme l'ont fait par exemple les Arabo-musulmans quand ils ont envahi par les armes, en 50 années de guerre sans merci, la province d'Africa...

Mais les Français ont respecté les traditions des gens d'Algérie, lui ont adjoint des territoires, ont construit des routes qui n'existaient pas, des hôpitaux là où il n'y en avait pas, des écoles autres que des madrasas obscurantistes, des villes magnifiques et modernes, comme Alger, là où il n'y avait que terre battue et insalubrité.

Ils ont fait venir des colons qui ont mis en valeur des terres inexploitées, drainés des marais qui non seulement ne produisaient rien mais causaient des épidémies épouvantables, planté des vignes pour l'exportation, cherché et trouvé du pétrole dont vous tirez encore une grande richesse (enfin, certains d'entre vous...).

Comme en toutes choses humaines, qui ne connaissent pas la perfection, il y a eu des abus et des injustices, mais rien de comparable au nazisme, comme voudrait le faire croire certains, pour mieux faire oublier leurs propres turpitudes.

Rien de comparable, même, aux violences des invasions musulmanes, comme la tragique prise de Constantinople, noyée dans le sang et mise en pièces par les Turcs, vos anciens maîtres.

Rien de comparable non plus avec la brutalité anglaise dans certaines de ses colonies.

Rien de comparable, surtout, aux atrocités sans nom commises par la soi-disant "armée de libération nationale" durant la période 1954-1962...

Rien de comparable en effet avec ces bombes dans les cars scolaires, dans les écoles, dans les dancings, les bars ou tous autres lieux où femmes, enfants, civils innocents ont été tués ou gravement blessés par le terrorisme aveugle et sans pitié des amis de M. BOUTEFLIKA.

Rien de comparable avec toutes ces familles massacrées EN RAISON DE LEUR APPARTENANCE RACIALE, depuis les parents jusqu'aux enfants dans les berceaux.

Rien de comparable avec toutes ces mutilations barbares - mortelles ou non - pratiquées sur les Européens ou leurs alliés locaux. Ces amputations sauvages, ces émasculations systématiques, ces éventrations de femmes enceintes, et toute la panoplie de la terreur du FLN.

Rien de comparable enfin avec le martyre inconcevable de dizaines de milliers de Harkis et de leurs familles, traités avec une sauvagerie sans pareille.

Il y a des preuves de tout cela, qui sont autrement plus solides et réelles que les affirmations délirantes et les chiffres bidons qui sont avancés par le gouvernement algérien pour faire cracher la France au bassinet, et détourner l'attention de son impéritie.

Nous sommes partis, non parce que nous étions vaincus, non parce que la majorité de la population le voulait, mais parce que le Général DE GAULLE, pressé par les Soviétiques et les Américains, persuadé que l'Algérie était un fardeau économique (c'était vrai) et un danger démographique, a préféré trahir le serment qu'il avait prononcé plus tôt.

Aux Européens et aux Juifs, on a donné le choix entre "la valise ou le cercueil", même pour ceux qui n'avaient fait que le bien dans ce pays, qui était le leur depuis souvent des générations. On a chassé les récalcitrants, volé et pillé leurs biens, quand ils n'étaient pas tout simplement tués ou enlevés, comme à Oran.

Et ce n'est pas parce que l'indigne gouvernement français de l'époque n'a pas voulu les protéger que ces abominables crimes n'en sont pas moins le fait de ceux qui sont aujourd'hui au pouvoir à Alger !

Et depuis ?

Ce pays riche de mille potentiels sombre dans le sous-développement, la misère, écartelé entre tyrannie, anarchie et guerre civile.

Sa population, et singulièrement sa jeunesse, ne rêve que d'une chose : partir vers la France et vivre chez ceux que M. BOUTEFLIKA prétend être leurs bourreaux !

Quelle drôle de paradoxe, ne trouvez-vous pas, Excellence, que le "paradis" libéré des tortionnaires français soit si insupportable à vivre pour le peuple décolonisé qu'il veuille unanimement le fuir pour s'abriter dans le giron des anciens colons si décriés ?

Après le syndrome de Stockholm, y aurait-il celui d'Alger ?

Mais peut-être, tout simplement, ce pays souffre-t-il bien plus depuis que ses "libérateurs", dont M. BOUTEFLIKA, en ont pris le contrôle... ?

Peut-être que ceux-ci, et votre président en tête, ont tant d'échecs et de crimes à leur actif qu'ils n'ont plus que la calomnie et la politique du bouc émissaire colonial à jeter en pâture à un peuple abandonné à son sort par une nomenklatura accaparatrice issue des terroristes dont j'ai évoqué supra les hauts faits... ?

En tout état de cause, quand on a le cul brenneux, on ne monte pas au mât de Cocagne, comme dit l'adage populaire, et en voilà assez que des individus qui cumulent un passé criminel et un présent désastreux nous donnent des leçons et nous insultent en permanence !

Individus qui, entre deux éructations anti-françaises, ont en plus le front de venir faire soigner leur dans nos hôpitaux... militaires ! Comme quoi, "les cons, ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît", comme disait le regretté Michel AUDIARD !

Que M. BOUTEFLIKA fasse son propre examen de conscience et qu'il fasse le ménage chez lui, avant de recommencer à nous abreuver d'insultes. Il y a du travail !

Tenez, il pourrait commencer par bâtir des hôpitaux capables de soigner les Algériens et leur président, par exemple, ce serait un début...

Recevez, Excellence, l'expression de mes salutations et de ma fierté française,

Le Souricier


Je ne suis pas d'accord avec les attaques de ce texte à l'encontre du général De Gaulle, mais je l'ai néanmoins reproduit sans modifications car je pense qu'il mérite une diffusion active sur l'Internet, à titre informatif.

21 mai 2006

Anglovision et monstruosités


Je ne suis pas âgé, je viens à peine d'entrer dans la vie active, mais que le temps de mon enfance me semble loin !

Je me souviens du plaisir que nous prenions, avec mes parents et grands-parents à regarder l'Eurovision, divertissement familial où chaque pays chantait dans sa langue, selon ses traditions, composant ainsi une véritable ode à l'Europe, à la richesse et à la diversité de son immense patrimoine culturel !

Que reste-t-il de ce temps dont seule une quinzaine d'années nous sépare ? Rien. Sur les trente-sept pays ayant présenté une chanson, vingt-six l'ont fait en anglais ! Même l'Allemagne ! Même la Russie ! Goethe et Pouchkine vous remercient bien, messieurs-dames. Et ces chansons en anglais se ressemblent toutes : un infâme gloubiboulga de dance matinée de rnb. L'Europe semble s'enfoncer inéluctablement dans une médiocre uniformité (in)culturelle soumise à la non-culture américaine.

Mais ne montons pas sur nos ergots, ne comptons pas sur la France pour relever le niveau : l'antépénultième place de notre représentante n'a en l'occurrence rien d'étonnant. Virginie Pouchain, adorable jeune femme à la très jolie voix se vit imposer une chanson choisie par on ne sait qui et pondue par un certain Corneille. Ce monsieur aurait mieux fait de la composer en anglais lui aussi, sa chanson, cela aurait peut-être évité les fautes de grammaire qui la ponctuent. En particulier, il aurait ainsi évité d'écrire je me rappelle de toi. L'on dit en effet se rappeler quelque chose, et se souvenir de quelque chose.

Le résultat fut une affligeante chansonnette, de loin la plus ennuyeuse de la compétition, et qui a bien mérité sa place médiocre. La faute en revient au système de sélection de nos représentants. S'il n'y a rien à dire quant au choix de Virginie Pouchain, il est par contre scandaleux et anti-démocratique qu'on l'ait obligée à chanter ce texte. Dans la plupart des autres pays d'Europe, on choisit un artiste venant avec sa chanson. Qui donc a retenu cette chanson minable dudit Corneille ? Une chose est sûre : elle n'aurait même jamais passé les qualifications régionales.

Ne comptons pas non plus sur nos commentateurs pour essayer de nous faire passer une bonne soirée. Leur principal plaisir fut de parler par dessus le spectacle que les organisateurs grecs s'étaient donné le mal de produire. Ce spectacle avait l'air bien beau, dommage que la musique en fut couverte par notre paire de pitres, dont l'unique motivation était de ne surtout laisser aucun blanc, de meubler pendant ce qu'ils pensaient être huit interminables minutes. Mais messieurs, ne vous est-il pas venu à l'esprit que c'était à propos que les organisateurs avaient créé ces chorégraphies, et que peut-être bien des téléspectateurs voulaient les voir ? Monsieur Drucker, l'on vous a connu en meilleure forme ! Il faut mettre à votre décharge que votre comparse était bien handicapant. Visiblement pas recruté pour ses capacités intellectuelles, l'énergumène passa les deux dernières heures à répéter en boucle pourvu qu'ils nous donnent des points, pourvu qu'on marque nos premiers points et autres platitudes équivalentes.

N'est-ce pas par ailleurs étonnant que la France et l'Allemagne furent les seuls pays de la compétition dont les téléspectateurs aient choisi de voter comme chanson numéro un pour la Turquie ? Il est interdit de voter pour son propre pays. Mais si moi, français, je réside en Turquie, je pourrai bien sût voter pour la France, mon numéro de téléphone étant turc.

Un mot enfin sur le vainqueur de la compétition : le groupe finlandais de hard-rock Lordi, avec sa chanson Hardrock Alleluia. Devons-nous vraiment nous étonner que ce sommet de monstruosité vulgaire et sataniste soit choisi comme la meilleure production européenne de l'année ? Si l'on considère l'attrait grandissant d'une part de plus en plus importante de la jeunesse européenne pour les pratiques satanistes, sa haine viscérale de la foi chrétienne de ses grands-parents, la facilité pour cette même jeunesse de voter par sms, alors non, plus rien ne peut nous étonner. Oui, vraiment, quinze ans sont parfois une éternité.